Un sauvetage improbable... mais réussi !

Dimanche, à l'arrivée du camion, l'adoptante agenaise de Martin (Françoise) ramène son petit protégé à la maison. Il est calme, très sage, une petite sortie en laisse qui se passe bien. Prise de contact tout en douceur. Une autre petite sortie et là, le mousqueton de la laisse qui lâche et le petit qui s'enfuit comme un dératé.... suivi d'un gars en vélo, alerté par Françoise, qui le piste jusqu'au pont qui traverse la Garonne....Françoise prévient Fred -qui transmet à Nelly,  ainsi que la Police et la gendarmerie. Nelly et Isaelys, bien que complètement épuisées du voyage, arrivent sur les lieux, avec Bertrand. A  5 personnes et 3 voitures, tout le quartier est quadrillé  jusqu'à la nuit....on suppose que le petit chien a cherché un endroit tranquille après sa course folle, qu'il a passé le pont et se trouve sur l'autre rive, dans la ville du Passage. Malgré tous les efforts de recherche, il  faut abandonner. On n'y voit plus rien.

Lundi matin,pendant que Françoise prévient la SPA, le chenil départemental, les mairies et revient à pied sur les lieux en interrogeant tous les gens qu'elle rencontre, Nelly et Tamara filent photocopier une affichette à coller partout,  fabriquée en hâte  et tranférée via internet.. Sur le fameux pont en question passe un camion-poubelle. Tamara demande: "y-a-t-il une déchetterie dans le coin?"

 

-Il y a une usine d'équarrissage.
 Elles filent jusque-là,.regardant partout aux alentours: elles l'aperçoivent! Leur arrivée lui fait peur: il se sauve dans un champ.
Heureusement que ce quartier est tranquille avec des routes peu passantes donc peu de voitures.

Il est environ 13 heures. Nelly prévient Fred, part chercher la cage-trappe et demande à Corinne L de venir aussi (elle est à Mazarin à 30km), qui elle-même appelle Isaelys à la rescousse.

 

Marie Pierre qui est à Bias (30 km), se propose de venir aussi mais nous sommes assez nombreux et nous déclinons son offre.

 

Fred rejoint Tamara en planque et récupère Françoise , son adoptante .On attend. Le petit s'est roulé en boule mais reste aux aguets: on est à une quarantaine de mètres de lui.
Nelly décide de prévenir l'autre Corinne C (sa FA qui l'a gardé pendant 1 mois et à laquelle il est habitué.) Elle est à Bordeaux (150 km): elle quitte son boulot et se met en route avec ses chiens...et sa maman).


On est donc 6 en planque ( sans compter tous ceux qui sont alertés sur internet et attendent les nouvelles). Il faut adopter une stratégie:
Nelly préfère qu'on attende la FA mais on craint que Martin ne s'en aille. On tente donc  de longer le champ, mine de rien, de façon à se positionner loin derrière lui pour  le rabattre  en direction de la cage-trappe qu'il faut sortir de la voiture et mettre en place. C'est une erreur. Le petit se lève et se met à courir...nous essayons de l'attraper, il file , fait demi-tour et disparaît derrière une haie, qu'il longe à toute vitesse....le voilà de nouveau hors de vue. On se sépare: les unes à pied, les autres en voiture.
Corinne le piste (à pied), assez longuement....et le retrouve!!!!On se prévient les unes les autres: on se rapproche...

Corinne L comme un Sioux, s'assied à 30 m de Martin et ne bouge plus. Lui non plus.

 

Fred et Tamara  partent en voiture à un point de ralliement en ville pour attendre et guider nos Bordelaises qui arrivent...Les autres restent cachées derrière un bosquet et surveillent.
La FA arrive: il était temps: Martin s'apprête à bouger à nouveau, il est bientôt 18 heures, il fait encore jour mais plus pour très longtemps.
Maintenant il faut attendre et espérer.

Corinne C( la FA) s'avance doucement avec ses chiens , les petits compagnons de Martin...il s'enfuit de nouveau vers  Corinne L qui se lève et tente le plaquage, raté...Dans son champ de vision apparaît Nelly ( qui s'était habilement positionnée), il fait demi-tour , court, court....en direction de Corinne C (la Fa) qui s'agenouille et l'appelle: enfin il la reconnaît et vient se blottir contre elle. Ca y est:on a réussi, il est sauvé!  on l'a !

 

C'est redevenu le petit Martin qu'on connaît: calme, câlin, rassuré. Un amour de petit chien, qui accepte sans difficulté nos caresses et la nourriture qu'on a apportée pour lui.

 

Séquence émotion: On est trop contentes. Les portables transmettent la bonne nouvelle.
Martin repart à Bordeaux et nous toutes, avant de se raccompagner les unes les autres et de se séparer, on va boire un coup au bistrot du coin, histoire de ne pas se quitter tout de suite et de se remettre un peu .

 

Pensons à nos amies espagnoles qui passent leur vie à sauver des chiens dans des circonstances souvent bien plus difficiles , et dans un environnement  humain hostile, ce qui n'a pas été le cas pour nous: toutes les personnes qu'on a averties ont été sensibles à la situation et prêtes à se rendre utiles.

 

Pensons aussi au temps passé, à l'argent dépensé, à l'absence de cage-trappe ou de moyens de locomotion, à l'inutilité  - ou l'impossibilité- de faire passer l'information.

 

Pensons au crève-coeur que c'est pour elles de ne pas réussir.

 

Pensons à elles (eux) en continuant à les aider.

 

Nelly, Isaelys, Bertrand, Françoise, Tamara, les 2 Corinne, la maman, Fred.

sur internet: Caro, Anne et les autres
en Espagne Julieta

 

 

 

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Commentaires : 5
  • #1

    izaquiel (mercredi, 29 février 2012 09:23)

    que d'énergie dépensée pour ce loulou!!!!que d'amour aussi bien sur.j'adore.merci a vous tous;

  • #2

    isaelys (mercredi, 29 février 2012 10:32)

    On pourra dire qu'il nous a fait courir ce filou!!Grosse fatigue mais fin heureuse!! Le superbe plaquage de Corinne restera gravé dans ma mémoire!! Une vocation manquée de rugbywomen!!!

  • #3

    Brechet Jocelyne (mercredi, 29 février 2012 11:37)

    BRAVO hé bien petit Martin tu en aura fait courir des filles !!!!!!!!!!! je rigole mais c est super d avoir récupéré le petiot..........
    Et effectivement grosses grosses pensées aux benevoles qui sauvent tant de loulous
    Continuez vous êtes formidables

  • #4

    fred47 (mercredi, 29 février 2012 19:59)

    merci à toutes celles et ceux qui ont participé de près ou de loin à ce sauvetage....et à celles qui ont peu ou mal dormi,qui n'ont pas mangé, qui ont modifié leur emploi du temps,qui se sont déplacées de loin, qui ont explosé leur forfait téléphone... pour finalement et heureusement réussir à récupérer le petit Martin.

  • #5

    Béatrice (mercredi, 29 février 2012 21:46)

    Encore merci à vous toutes qui avez participé à ce sauvetage.
    Et je pense très fort aux bénévoles espagnoles qui se battent sans relâche pour sauver le maximum de loulous, qui sont face à la bassesse humaine, à la lâcheté, face à des gens sans morale, sans coeur.... Merci à elles du fond du coeur pour leur courage, leur volonté, leur foi et je poursuivrai la route avec elles en les aidant de mon mieux !